Le socle devait lui aussi être peint, ce qui représentait un véritable défi en raison de sa taille. On a d'abord appliqué une couche d'apprêt noir, ce qui a considérablement facilité les couches de peinture suivantes. C'est toujours une bonne idée de procéder ainsi, car le plâtre, la résine 3D, le plastique, le métal, etc. sont des surfaces très différentes. Il est donc préférable de les uniformiser au préalable avec une couleur sombre.
La façade extérieure a été peinte en rouge brique, tandis que l'intérieur du hall a été peint en gris clair. J'ai ensuite masqué les murs afin de leur ajouter une bande de couleur, comme c'était souvent le cas dans les usines du bloc de l'Est.
Encore une fois, cela montre bien ce que valent ces « apprêts » spéciaux, très médiatisés et très en vogue : par endroits, le ruban adhésif a complètement décollé la peinture.
Après avoir lâché quelques jurons bien sentis, j'ai eu une idée : ce petit accident valait de l'or. On aurait dit de la peinture écaillée. J'ai donc accentué l'effet en grattant encore un peu plus le mur avec un cure-dent.
Non, on ne peut plus se plaindre. C'était un mal pour un bien.
J'ai rendu le mur de briques plus réaliste en peignant chaque brique dans différentes nuances de brun.
Les dalles de béton ont été peintes selon le même principe. La variation contribue grandement à créer un effet très réaliste.
Comme les joints entre les briques étaient très marqués, j'ai pu reproduire le mortier très facilement : j'ai simplement mélangé du vrai mortier et je l'ai appliqué dans les joints, comme sur un vrai mur. C'est tellement simple qu'on n'y pense même pas.
On peut également diluer fortement le mortier avec de l'eau et l'appliquer comme un lavage. Cela permet d'obtenir un effet de poussière de béton très réaliste.
Il restait encore beaucoup de petits détails à peindre, comme les lampes, les rampes et les prises électriques. Cela demande beaucoup de travail, mais d'une certaine manière, cela m'apaise, un peu comme la méditation pour un moine bouddhiste.
J'ai fabriqué les vitres à partir du film fin que l'on trouve dans les paquets de café en sachets. Est-ce qu'on en trouve en France ? Ce film est fin, résistant et, curieusement, il se colle très bien avec la colle Tamiya Extra Thin.
Sur les autres cadres, les vitres ont été fixées à l'aide de colle instantanée. Ce n'est pas parfait, mais c'est une vieille usine soviétique, que peut-on espérer de plus ?! Après une couche de vernis transparent satiné, le résultat m'a convaincu.